Commando, Ikari vous manquaient? Cela tombe bien, reprenez le béret vert car des missions retro vous attendent! A l’assaut!

Merci à Reset Games LTD qui nous a gratuitement fourni une copie du jeu afin d’en faire la couverture médiatique et le test. L’éditeur/développeur nous autorise par conséquent à diffuser et/ou utiliser des extraits du jeu pour nos besoins de production et n’intervient d’aucune façon dans l’attribution de la note finale. #Article13Free

Je vous parle d’un temps…

Rappelez-vous ce temps bénit des dieux, cette époque où chaque joueur trainait dans ces salles enfumées pleines d’écrans d’arcade où une délicieuse cacophonie de musique et de « Bips » régnaient. Ceux qui n’ont pas vécu cette singulière époque, les racines du monde des jeux vidéo, auront du mal à comprendre l’effet que peut avoir un titre comme Machine Gun Fury en 2022.

En effet, dans les années 80, l’âge de l’arcade à fait naitre des jeux merveilleux en rapport avec un autre media en plein âge d’or lui aussi : le cinéma. Des jeux de guerre apparurent par dizaine pour nous faire vivre des moments haletants tels que ceux vus au cinéma dans les films d’action devenus cultes ou kitchs aujourd’hui. Peu importe, dans ce temps-là, nous rêvions que d’une chose : en découdre avec ces gros boutons jaunes et ce joystick rouge, quitte à perdre de (très) nombreuses pièces en retour… C’est sûr, tous ces jeux nous avaient fait perdre un peu la tête et ils même finirent même pas s’ancrer dans nos gènes par la même occasion. Dans un monde où l’IA, le DLSS, le online et autres artefacts vidéoludiques règnent sans partage désormais, cette esprit « arcade » arrive étonnamment à survivre. Certes, il est petit, presque invisible, mais encore là, vivace et résilient.

Un hommage fidèle 

Quelques titres prêtent hommage régulièrement à cette époque antique des jeux. Nous avions test Mission 1985 il y a un an et c’est le tour à Machine Gun Fury de tenter de nous faire frissonner à nouveau. Machine Gun Fury a été réalisé par le tout petit studio Reset Games qui se compose de trois personnes, c’est tout dire. Ce titre fait partie des indés mais plus que ça, ce jeu c’est comme du fait main, c’est l’artisanat du jeu.

C’est en cela qu’il va détourner l’œil de certains membres de notre équipe avec intérêt et envies à peine dissimulée. Les graphismes sont une merveille du genre… d’un autre temps. Pas de chichi, l’esprit est là et bien là. Celui que l’on pouvait voir sur les bornes d’Ikari Warrior ou Mercs de Capcom. Ce flashback n’est pas innocent et fait vibrer les fameux gènes modifiés par cette époque pas tout à fait oubliée.

Animation, couleurs, simplicité ont été maitrisées et on sent que la passion est passée par là. Mais ce frémissement ne pourra se ressentir que sur les vieilles peaux ou presque, celles qui déambulaient, il y a fort longtemps maintenant, dans lesdites salles d’arcade qui ont presque toutes fermé depuis. Coté son, le jeu a été bichonné. Chaque note, chaque rythme renvoie à ce qui se faisait de mieux à l’époque et qui participait à notre addiction ! Des musiques d’action, inspirées, ah ça oui, les p’tits gars de Reset ont fait du bon boulot. L’intention y est et le résultat aussi.

De classique et un soupçon de nouveauté

Mais au-delà du flashback, au-delà du couloir du temps qui n’en finit pas, arrêtons-nous malgré tout un peu pour savoir si ce jeu, artistiquement pertinent soit-il, apporte un peu de nouveautés. Après une cinématique des plus simplistes, similaire à ce qui se faisait à l’époque, nous découvrons deux modes de jeu. Le premier est porté sur l’arcade. Néanmoins la difficulté pourra être réglable. Après tout, il y a bien longtemps que nous ne nous sommes pas entrainés sur ces vieux jeux. Le deuxième mode est le mode Standard. Dans celui-ci, il n’est pas question de changer de mode de difficulté. Toutefois, il est possible de conserver sa progression. Pas très « arcade » mais intéressant.

A coté de cela il y a les personnages, et Reset Games s’est montré généreux. Trois personnages, tous plus caricaturaux, ont néanmoins chacun des aptitudes différentes permettant de progresser dans le jeu. La belle plante blonde et athlétique ira très vite, très agile, là ou Floyd au contraire trainera ses muscles avec beaucoup de peine. Le « Rambo de service », notre personnage intermédiaire, sera souvent le plus complet pour franchir les zones.

D’ailleurs on compte huit zones assez variées. Mais les paysages importent peu car une foule d’ennemies vous y attendent. Cela ira du trouffion de base à la fine fleur dotée d’un lance flamme. Courant vers vous ou retranchés dans des miradors, les ennemies ne vous laisseront pas une seconde de répit et il y aura décidément fort à faire pour les abattre ou même les éviter. Heureusement vous ne serez pas seul. Quelques véhicules vous aideront mais attention même les chars d’assaut ne sont pas invincibles. Il ne s’agit pas de foncer dans le tas comme dans un bon vieux film de Stallone. Mais plutôt d’avancer pas à pas pour liquider et nettoyer l’écran à chaque coup. D’autant plus que les ennemis ont la bonne idée de ne pas réapparaitre sans cesse comme à une
autre époque que l’on préfère oublier sur ce point.

Des véhicules et plusieurs vues

Des véhicules mais aussi des armes. De la classique mitraillette à la mitrailleuse lourde comme l’indique le titre du jeu. Mais, globalement, ce n’est pas le point fort. Le studio, sur ce sujet, aurait plus être plus attentif. Pas de sons non plus en avalant des bonus ou des armes. Dommage…

Par contre, il y a des boss costauds et très résistants comme sur nos bonnes vieilles bornes. Pas de cadeaux, surtout en standard, vous serez obligé de vous y prendre à plusieurs fois pour vaincre. Les huit zones ne contiennent pas toutes ces fameux boss, ce qui peut paraitre regrettable également.

Mais le plus gros point fort du jeu, et selon nous c’est le gros apport ici, ce sont les différentes vues à chaque stage. Vus de haut, classique, vue en zoom arrière où il faudra par exemple faire le troisième stage en buggy ou vue de coté comme dans un bon vieux « Contra ». Chaque animation et défilement semble maitrisé et on ne compte pas trop de bobos techniques. Ces différentes vues créent une rupture et cassent le caractère extrêmement routinier que peuvent revêtir ces vieux jeux aujourd’hui. C’est la marque du jeu et c’est un excellent point qui contribuera à nous faire jouer et rejouer. Car la rejouabilité est là, et finir le stage deviendra presque obsessionnel. Mais attention, plus on avance, plus ça se complique et heureusement qu’il n’y a plus de
monnayeur !

Une guerre pas très couteuse mais qui peut agacer

Parlons monnaie d’ailleurs. Vendre un tel jeu aujourd’hui peut sembler une gageure. Mais comme évoqué plus haut, le public de cet esprit « arcade » n’est pas mort. Il n’aurait toutefois pas accepté d’y mettre trop de pièces cette fois-ci… Se ruiner pour un jeu est heureusement définitivement révolu. A  environ 12$ CAN (10€), le studio (et éditeur) semble avoir trouver le juste prix et chacun de nous, vieux gamers que nous sommes, seront peut-être convaincus de l’acheter aux soldes de Noël par exemple.

Finalement ça coince plus avec l’absence de checkpoint. On avance on meurt et on recommence… au début ! Il est vrai que se faire allumer presque à la fin d’un stage pour recommencer au début demandera une patience que nous n’avons plus et qui tend à disparaitre franchement. C’est dur et si c’est voulu cela semble être une anomalie dans ces années où tout le monde veut tout et tout de suite. Une option qui aurait pu être pensée… C’est le point noir du jeu.

Un bon verre de nostalgie

En dépit de cela, Machine Gun Fury réussit sa mission à laquelle il avait été assigné : faire revivre avec plaisir des instants de vie de jeunesse d’une époque bien empoussiérée. Pas cher, assez complet (vues) et plutôt bien réalisé, le jeu s’en sort honorablement. Un jeu de cœur qui pourra intéresser un public nostalgique, connaisseur et patient !

Verdict

Test de jeu - Score 7

  • 70%

    Visuel

  • 80%

    Audio

  • 75%

    Gameplay

  • 70%

    Rejouabilité

Ce qu'on aime beaucoup
  • Ambiance rétro bien maitrisée
  • Plusieurs vues
  • Prix adapté

Ce qu'on aime moins
  • Pas de checkpoint

  • Immersion sonore trop faible (moteurs)

Pour connaitre les critères de notre système de notation, visitez cette page.

Prenez note que la version testée est celle sur PC.

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Frédéric Bouquin

Toujours à la recherche de sources positives il aime rire, comprendre et transmettre. Passionné d’Histoire, de géopolitique et de musique il est épanoui dans sa vie de papa comme dans sa vie professionnelle. Depuis 40 ans déjà il vit un attachement fidèle avec le jeu vidéo notamment les jeux de stratégie.

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